Et si on arrêtait de vouloir passer de l'hiver au printemps du jour au lendemain ?
Santé en Vrac – 17 mars 2026
Par Audrey Hébert-Auger, naturopathe, propriétaire de Santé en Vrac, maman et passionnée de santé au naturel.

Mars, c’est un mois un peu étrange.
Sur le calendrier, on sent que le printemps s’approche. Le soleil change doucement d’angle. Les journées rallongent. On commence à rêver d’air frais, de grand ménage, de pousses vertes, de renouveau.
Mais dans le corps, ce n’est pas toujours aussi rapide.
On peut encore avoir envie de potages, de couvertes, de bas de laine, de thé chaud et de repas qui rassurent. On peut se sentir fatiguée, un peu plus fragile, parfois même prise entre deux élans, celui de repartir à neuf… et celui de rester tranquille encore un peu.
Et honnêtement? C’est normal.
Le problème, ce n’est pas mars.
Le problème, c’est souvent la pression qu’on se met.
La pression de “repartir”.
La pression de “se remettre en forme”.
La pression de “manger plus léger” alors que notre corps demande encore du soutenant.
La pression de faire comme si l’hiver était derrière nous, alors qu’en vrai, au Québec, on le sait bien, mars peut encore nous lancer une bordée de neige en pleine face juste après une journée à 8 degrés.
Cette zone grise mérite mieux qu’un combat.
Elle mérite d’être respectée.
Dans ce blogue, j’ai envie qu’on parle justement de cette transition. Pas d’un printemps idéalisé, mais du vrai passage entre l’hiver et le renouveau. Comment soutenir son énergie sans brusquer son corps. Comment manger de façon nourrissante sans lourdeur. Comment traverser ce moment avec plus de douceur, de bon sens et moins de pression.
Mars, le mois de la transition… pas de la transformation brutale
On vit souvent les saisons comme si on devait changer d’un coup.
En décembre, on “entre en mode cocooning”.
En janvier, on “se reprend en main”.
Au printemps, on “détoxifie”.
À l’été, on “profite à fond”.
Mais le corps humain ne fonctionne pas comme un interrupteur.
Il fonctionne plus comme un lever de soleil. Ça monte tranquillement. Ça se transforme graduellement. Ça a besoin d’un passage.
Mars, c’est exactement ça. Un passage.
Ce n’est plus tout à fait l’hiver, mais ce n’est pas encore le printemps installé. Alors si toi aussi tu te sens un peu entre les deux, un peu plus lente, un peu plus en demande de réconfort, mais avec quand même une envie de bouger vers autre chose, tu n’es pas en retard. Tu es juste en train de vivre la saison pour vrai.
Et je trouve qu’il y a quelque chose de profondément apaisant là-dedans.
Parce qu’à force de vouloir aller vite, on finit souvent par ne plus entendre ce que notre corps essaie de nous dire.
Or, en mars, ce qu’il nous dit souvent, c’est ceci :
“Oui au renouveau… mais avec douceur.”
Pourquoi on peut encore se sentir fatiguée à ce temps-ci de l’année?
Beaucoup de gens pensent qu’avec les premiers rayons de soleil, l’énergie devrait revenir instantanément.
En pratique, ce n’est pas toujours le cas.
L’hiver laisse des traces. Même un hiver “correct” peut nous vider plus qu’on le pense. Moins de lumière, moins de temps dehors, air sec, saison des microbes, alimentation plus riche, rythme plus sédentaire, charge mentale élevée, sommeil parfois perturbé, tout ça s’accumule.
Résultat, en mars, plusieurs personnes ressentent encore :
- de la fatigue ou un manque d’élan
- un besoin de chaleur et de repos
- une digestion un peu plus lente
- des envies de sucre ou de glucides réconfortants
- une motivation en montagnes russes
- une impression d’être “lourde” sans forcément trop manger
- un système immunitaire un peu à fleur de peau
Et encore une fois, ce n’est pas forcément un problème à corriger. C’est souvent un état de transition à accompagner.
Avant de vouloir “nettoyer”, “alléger”, “couper”, “forcer”, j’aime mieux me poser cette question-là :
Est-ce que mon corps a d’abord besoin d’être soutenu?
Souvent, la réponse est oui.
Le piège du faux printemps
Le faux printemps, c’est ce moment où on voit deux plaques d’asphalte et qu’on se prend presque pour une femme nouvelle avec un smoothie vert à la main, des espadrilles blanches et le goût de vider tous les tiroirs de la maison.
Puis le lendemain, il neige.
Et on se retrouve à manger une soupe en regardant le banc de neige avec confusion.
Ce petit scénario est drôle, mais il illustre bien quelque chose d’important : notre environnement change plus vite que notre physiologie.
Oui, la lumière revient.
Oui, l’élan du printemps peut être inspirant.
Mais ça ne veut pas dire qu’il faut immédiatement abandonner tout ce qui nous a soutenu pendant l’hiver.
Ce n’est pas le moment idéal pour tomber dans les extrêmes.
Passer des plats mijotés aux repas froids matin, midi, soir, ce n’est pas toujours ce que le corps demande.
Couper drastiquement les gras, les féculents ou les aliments réconfortants, ce n’est pas forcément une preuve de santé.
Se lancer dans un grand “reset” alors qu’on est déjà à plat, ça peut même nous nuire.
La transition intelligente, elle est graduelle.
On garde du chaud.
On ajoute du frais.
On conserve du nourrissant.
On allège un peu, sans se priver.
On soutient l’énergie avant de vouloir performer.
Nourrir son corps sans pression, ça veut dire quoi concrètement?
Ça veut dire manger d’une façon qui respecte la saison, mais aussi ton état réel .
Pas celui que tu voudrais avoir.
Pas celui qu’une publication sur les réseaux te dit que tu devrais avoir.
Le tien.
Certaines journées, ton corps va te demander encore des repas très réconfortants.
D’autres journées, tu vas avoir envie de quelque chose de plus croquant, plus vert, plus vivant.
Les deux peuvent coexister.
Manger sans pression en mars, c’est accepter que le corps aime souvent le “entre-deux”.
Par exemple :
- une soupe avec des herbes fraîches ajoutées à la fin
- un bol tiède avec légumes rôtis, quinoa et une vinaigrette lumineuse au citron
- un gruau nourrissant avec graines, cannelle et fruits
- des œufs avec légumes sautés et pain de qualité
- une tisane digestive après un repas plus copieux
- une collation simple, mais soutenante, au lieu d’attendre d’être vidée
On n’est pas obligée de manger “ultra léger” pour être en phase avec le printemps.
On peut manger vivant et réconfortant en même temps .
Et ça, je trouve que c’est une nuance qu’on oublie souvent.
Les aliments qui soutiennent bien cette période de l’année
Je ne crois pas aux listes rigides. Mais il y a certains aliments qui accompagnent particulièrement bien cette zone grise de mars, parce qu’ils soutiennent l’énergie, la digestion et la transition sans brusquer l’organisme.
1. Les aliments chauds et simples
Le corps aime souvent le chaud encore un bon moment au début du printemps.
Pense à :
- potages et soupes-repas
- bouillons riches en goût
- légumes cuits
- céréales chaudes comme le gruau ou le millet
- plats mijotés plus légers qu’en plein hiver
- tisanes réconfortantes
Le chaud aide à ralentir, à digérer, à réconforter. Surtout si tu es frileuse, fatiguée ou facilement ballonnée.
2. Les légumes verts, mais introduits avec douceur
On associe souvent le printemps au vert, et ce n’est pas pour rien. Les légumes verts donnent une sensation de fraîcheur, de vitalité, de relance.
Mais il n’est pas nécessaire de se pitcher tête première dans une montagne de kale cru en espérant renaître.
On peut les intégrer plus doucement :
- pousses et micropousses
- herbes fraîches
- roquette
- épinards ajoutés à des plats chauds
- brocoli, haricots verts, courgettes, pois mange-tout
- pesto maison
- soupe verte tiède
- légumes verts rôtis ou sautés
Le printemps ne demande pas forcément du cru à tout prix. Il demande souvent plus de vivant, oui, mais pas nécessairement plus de froid.
3. Les aliments riches en fibres
Pendant l’hiver, on bouge parfois moins, on boit un peu moins, on mange plus dense. Les fibres deviennent alors de grandes alliées pour retrouver une digestion plus fluide.
On pense à :
- légumes
- fruits
- légumineuses
- graines de chia ou de lin
- avoine
- noix
- grains entiers bien tolérés
Les fibres aident, mais elles font encore mieux leur travail quand on boit suffisamment et qu’on ne mange pas à la course.
4. Les protéines rassasiantes
Quand on sort de l’hiver, l’énergie peut être fragile. Et ce n’est vraiment pas le moment de vivre sur des repas qui ne tiennent pas au corps.
Les protéines aident à stabiliser l’énergie, l’humeur, la glycémie, la satiété.
Selon ce que tu manges, ça peut être :
- œufs
- poisson
- volaille
- tofu, tempeh
- légumineuses
- yogourt grec ou végétal enrichi
- noix et graines
- fromages de qualité, si bien tolérés
Un printemps soutenant, ce n’est pas un printemps de petites feuilles tristes. C’est un printemps qui nourrit pour vrai.
5. Les bons gras
Quand on veut “alléger”, on a parfois tendance à diaboliser les gras. Pourtant, ils sont essentiels à la satiété, aux hormones, à l’énergie et au plaisir de manger.
En mars, les bons gras restent des alliés précieux :
- huile d’olive
- avocat
- noix
- graines
- purées de noix
- poissons gras
- olives
Pas besoin d’inonder ton repas, mais certainement pas besoin non plus de faire semblant qu’une salade sèche est satisfaisante.
6. Les aliments fermentés ou qui soutiennent le microbiote
Le lien entre digestion, immunité, humeur et énergie est énorme. Après l’hiver, remettre un peu d’amour sur notre microbiote peut vraiment aider.
Selon ta tolérance, tu peux penser à :
- choucroute crue
- kimchi
- kéfir
- yogourt
- miso
- kombucha
Toujours avec écoute. Le but n’est pas d’en faire trop, mais d’ajouter des petits gestes cohérents.
Les habitudes de saison qui font une vraie différence
L’alimentation aide beaucoup, mais elle ne fait pas tout. Ce qui nous soutient en mars, c’est souvent un ensemble de petites habitudes simples, répétées, réalistes.
Pas un plan de vie révolutionnaire.
Des bases.
Revoir la lumière
Le printemps commence souvent par là.
Sortir quelques minutes le matin, ouvrir les rideaux tôt, prendre l’air plus souvent, marcher un peu même si ce n’est pas parfait dehors. La lumière naturelle aide énormément à relancer le rythme circadien, l’énergie, l’humeur et même le sommeil.
Pas besoin d’une heure de hiking au lever du soleil.
Dix minutes dehors, bien souvent, c’est déjà excellent.
Boire plus d’eau, sans attendre d’être desséchée comme une vieille feuille de basilic
L’hiver nous fait parfois oublier l’hydratation. On transpire moins, on ressent moins la soif, mais le corps a toujours besoin d’eau.
En mars, recommencer à porter attention à son hydratation peut améliorer :
- l’énergie
- la digestion
- la concentration
- le transit
- la sensation générale de lourdeur
Tu peux rendre ça plus agréable avec :
- eau tiède citronnée
- tisanes
- eau avec concombre ou agrumes
- bouillons
- infusions de plantes
Bouger sans se punir
Quand les journées rallongent, on a souvent envie de se remettre à bouger plus. C’est super. Mais encore là, pas besoin de passer de l’hibernation à l’entraînement militaire.
Le mouvement de transition, c’est souvent :
- marcher
- s’étirer
- faire un peu de yoga
- recommencer doucement la course ou l’entraînement
- danser dans sa cuisine
- jardiner bientôt
- jouer dehors avec les enfants
- prendre l’air plus souvent
L’idée, c’est de réveiller le corps, pas de l’écraser.
Faire un peu de ménage, mais pas de sa propre humanité
Oui, le printemps donne envie de trier, ranger, alléger. Et ça peut faire énormément de bien.
Mais je pense qu’on gagne à faire la même chose avec douceur à l’intérieur de nous.
Alléger l’horaire.
Alléger les attentes.
Alléger le “il faut”.
Alléger les repas ultra compliqués.
Alléger la charge mentale quand c’est possible.
Le vrai renouveau ne vient pas toujours de ce qu’on ajoute.
Parfois, il vient de ce qu’on arrête de s’imposer.
À quoi peut ressembler une assiette de transition?
Je trouve ça utile de visualiser.
Une assiette de transition, ce n’est ni le repas d’hiver ultra lourd, ni la salade glaciale qui nous laisse sur notre faim à 15 h.
C’est souvent quelque chose comme :
- une base de légumes cuits ou tièdes
- une portion de protéines
- un féculent ou grain complet bien toléré
- un bon gras
- une touche de fraîcheur avec herbes, citron, pousses ou crudités en petite quantité
Quelques exemples :
- bol de quinoa, légumes rôtis, pois chiches, feta et vinaigrette citronnée
- soupe-repas avec lentilles, légumes et herbes fraîches
- saumon ou tofu avec patates douces et verdures sautées
- omelette aux légumes avec salade tiède de pommes de terre
- riz, poulet, légumes sautés et sauce tahini-citron
- gruau aux graines, noix, cannelle et fruits cuits ou frais selon l’envie
C’est simple. C’est soutenant. C’est digeste. C’est réaliste.
Et la fameuse “détox” de printemps?
Ah, celle-là, il fallait qu’on en parle.
Le mot “détox” fait beaucoup jaser. Pour certaines, il évoque un grand ménage bienfaisant. Pour d’autres, il rappelle surtout des cures extrêmes, du jus triste et la sensation d’avoir faim en permanence. Et honnêtement, je comprends les deux réactions.
Dans ma vision des choses, une détox de printemps ne devrait jamais être une punition. Ce n’est pas une guerre contre son corps, ni une façon de compenser les mois d’hiver dans la privation.
Au contraire, une détox douce sur 30 jours peut être une très belle manière d’accompagner la transition vers le printemps, à condition qu’elle soit faite avec intelligence, bienveillance et réalisme.
Parce que oui, le corps sait déjà détoxifier. Le foie, les reins, les intestins, la peau et les poumons font ce travail chaque jour. L’objectif n’est donc pas de “forcer” le corps à éliminer, mais plutôt de lui offrir de meilleures conditions pour faire ce qu’il sait déjà faire.
Une détox douce, ce n’est pas tout enlever du jour au lendemain. C’est plutôt créer un contexte plus favorable, pendant quelques semaines, pour diminuer la surcharge et remettre certaines bases en place.
Concrètement, ça peut vouloir dire :
- manger plus simplement, avec des repas moins transformés
- cuisiner davantage à la maison
- augmenter tranquillement la place des légumes dans l’assiette
- soutenir l’hydratation au quotidien
- réduire les excès de sucre, d’alcool ou d’aliments très lourds
- bouger doucement, par exemple avec de la marche
- favoriser un meilleur sommeil
- aider la digestion avec des repas plus réguliers et plus digestes
- faire de l’espace, dans l’assiette comme dans l’horaire
Vu comme ça, une détox sur 30 jours devient moins une performance qu’un recentrage.
C’est une invitation à alléger le trop-plein, pas à s’affamer. À revenir à des habitudes simples, soutenantes et cohérentes. À redonner un peu d’air à un corps qui sort de l’hiver, plutôt que de lui imposer un choc de plus.
Personnellement, je crois beaucoup plus au pouvoir d’une transition douce, stable et réaliste qu’à une cure éclair de trois jours qui laisse fatiguée, irritable et frustrée.
Le printemps n’a pas besoin d’être radical pour faire du bien.
Parfois, ce qui transforme le plus, c’est justement ce qu’on est capable de faire avec douceur… et de tenir dans le temps.
Les signaux que ton corps te demande plus de douceur
Parfois, on lit sur le printemps ce qu’on aimerait vivre, au lieu de voir ce qu’on vit vraiment.
Voici quelques signes que ton corps a probablement besoin d’être davantage soutenu que stimulé :
- tu te réveilles déjà fatiguée
- tu as froid facilement
- tu sautes des repas puis tu grignotes n’importe quoi
- tu es irritable ou émotive sans trop comprendre pourquoi
- ta digestion est lourde ou lente
- tu as des envies constantes de sucre ou de café
- tu dors mal
- tu veux “te reprendre”, mais tu n’as pas l’énergie de suivre des règles strictes
Dans ce cas-là, la bonne réponse n’est pas forcément de couper davantage.
C’est souvent de revenir aux bases.
Plus de régularité.
Plus de chaleur.
Plus de nutriments.
Plus de sommeil.
Plus de simplicité.
Moins de pression.
Une transition de saison, c’est aussi émotionnel
Je trouve qu’on oublie souvent ça.
Le passage entre l’hiver et le printemps brasse parfois plus qu’on pense. Il peut réveiller de l’impatience, de la fatigue accumulée, le besoin de faire du ménage dans sa vie, l’envie de repartir autrement, mais aussi une forme de vulnérabilité.
Parce qu’on sent qu’on sort de quelque chose.
Et sortir de quelque chose, même si c’est pour aller vers du mieux, ça demande de l’énergie.
Alors si tu te sens un peu émotive, plus introspective, un peu en décalage avec toute l’excitation du renouveau, sache que tu n’es pas bizarre. Tu es humaine.
Il n’y a pas une bonne façon de vivre mars.
Certaines personnes se sentent revivre.
D’autres sont encore profondément en mode récupération.
Plusieurs sont un peu les deux en même temps.
Mon invitation pour cette saison
Au lieu de te demander :
“Comment puis-je me transformer ce printemps?”
Essaie peut-être de te demander :
“Comment puis-je me soutenir dans cette transition?”
La réponse sera souvent beaucoup plus douce, beaucoup plus réaliste… et beaucoup plus durable.
Peut-être que ça ressemble à :
- recommencer à faire des repas simples et complets
- boire plus d’eau
- sortir 10 minutes chaque matin
- ajouter un peu plus de vert dans ton assiette
- garder encore les soupes sans culpabilité
- dormir plus tôt
- ralentir un peu au lieu de te brusquer
- accepter que ton printemps intérieur ne suit pas toujours la météo
Et c’est parfait comme ça.
En conclusion
Mars n’est pas un test de performance.
Tu n’as pas à prouver que tu es prête.
Tu n’as pas à te débarrasser de l’hiver en 48 heures.
Tu n’as pas à remplacer tout ce qui te réconforte sous prétexte que le printemps s’en vient.
Cette période de l’année nous invite surtout à écouter plus finement. À garder ce qui soutient encore. À introduire doucement ce qui fait du bien. À respecter le rythme réel, pas le rythme idéalisé.
Parce que le vrai renouveau n’arrive pas toujours dans le grand bruit.
Souvent, il arrive tranquillement.
Dans une soupe encore chaude avec un peu plus de verdure.
Dans une marche au soleil entre deux plaques de neige.
Dans une respiration plus profonde.
Dans un repas simple qui fait du bien.
Dans une permission qu’on se donne enfin de ne pas forcer.
Et si c’était ça, finalement, bien vivre la transition?
Ne pas passer de l’hiver au printemps du jour au lendemain, mais laisser le corps, lui aussi, avoir le droit de dégeler à son rythme.
Pour plusieurs client(e)s de Santé en Vrac, cette période ressemble justement à ça, vouloir du nouveau, mais sans se brusquer, vouloir prendre soin d’elles, sans tomber dans le tout ou rien. Et peut-être que la vraie sagesse de saison se trouve là, dans des choix simples, nourrissants et suffisamment doux pour être tenus pour vrai.
Audrey, alias La Naturo Imparfaite
L'équipe de Santé en Vrac



